Il faisait nuit noire ce soir là. Le ciel était décoré de centaines d'étoiles, toutes plus belles les unes que les autres. Jamais il ne lui avait semblé voir pareil merveille. Une chose la frappa cependant : l'étendue noie qui s'imposait devant eux semblait dénudée. Cette sphère argentée qui d'ordinaire vous hypnotise, ce soir, semblait être aux abonnés absents. Un frisson la parcouru prenant racine dans le bas de son dos, glissant le long de son échine pour terminer sa course dans le creux de son cou. C'est avec un sourire aux lèvres qu'elle invita l'homme qui se trouvait sur ses talons à la suivre. Elle se mit à avancer, une certaine nonchalance dans la démarche. Ils descendait le long d'une route sinueuse et endommagée. Une route de campagne, une route digne d'un film d'horreur. A leur gauche se dressait de grandes bâtisses qui semblait habitée et pourtant dénudée de vie. Cette ambiance lui parue grisante et elle attrapa son compagnon par le bras, parlant de tout et de rien avec lui. Ils savaient déjà ce qu'ils feraient une fois leur escapade terminée. Ils rentreraient chez elle, se glisseraient sous les couettes et regarderaient cette écran lumineux appelé télévision. Elle avait loué des films à cette occasion et sentait que la nuit serait inoubliable. Comme toujours. Arriver près du cimetière quelque chose la frappa, elle se sentait frigorifiée. Lui aussi. Elle voulu rentrer, il ne le souhaitait pas. Alors agrippant son bras, elle se remit à marcher, droit devant elle, pour arriver là où il le voulait. Dans ce petit village, rare sont les gens qui sorte passé onze heure... Ils étaient donc seul et se risquèrent à s'aventurer sur le chemin qui s'offrait à eux. Il n'était pas éclairé. A gauche se dressait un bois au allure douteuse et à droite des remparts que le temps démolissait pierre par pierre. Elle sentit l'angoisse s'emparer d'elle. Elle n'avait pas ce que l'on pouvait appeler une petite nature, mais il ne fallait pas grand chose pour lui faire peur. Elle serra donc un peu plus le bras du jeune homme et entreprit de suivre le chemin. Plus loin, elle le savait, se dressait une petit chapelle. Elle devait être abandonnée depuis des années et des planches de bois recouvraient la porte. De là où ils étaient ils ne pouvaient la distinguer mais elle savait qu'elle était là. Pire que tout, elle le sentait. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, elle sentait ses jambes s'alourdir. Était-ce le froid, la peur? Elle n'en savait rien. Elle s'apprêtait à faire demi tour quand elle la vit. Là, au loin. Elle se pétrifia. Il la regarda, une lueur inquiète dans le regard. "Dis moi que la voit toi aussi..." Il se tourna et suivit son regard. Lui aussi s'arrêta net. A une cinquantaine de mètres d'eux se dressait une fine lumière blanche. Juste devant la chapelle. Ils se regardèrent effrayer et sans perdre une seconde firent demi tour et se mirent à courir. C'est avec une grande hâte qu'ils rentrèrent chez elle pour, comme prévu, se glisser sous les couvertures et ne plus en bouger...
* D : Tu crois qu'il va nous bouffer comme nous on bouffe des kinder bueno?
M : Euh... A ta manière où à la mienne?
D : Ben... Ça change quoi?
M : Ben toi, il t'arracherait la tête et moi ben, ... Il me couperait en deux avant de me lécher =_=" *